Exposition Hors de

Hors de
Vernissage le jeudi 2 décembre 2010 19h - 21h 30
Exposition du 2 décembre au 12 janvier
tous les jours de 10h à 20h

Galerie Sora, 54 Avenue Emile Zola 75015
M° Charles Michel ou Javel André Citroën

dimanche 21 novembre 2010

Florence

Eline Gervais


L'invitation au voyage, 2010

1,90 x 90 cm

Encre sur papier

Dessin représentant une construction imaginaire d'un ailleurs, un idéal, un lieu lointain et magique chargé d'exotisme. L'Ailleurs comme un paysage perdu, remémoré et réinventé. C'est cet autre lieu que ici, celui qu'on imagine, qu'on rêve et qu'on envie. C'est un inter-espace, un entre-deux mondes, un ni l'un ni l'autre qui permet l'évasion.

Julie Guillaume


Julie Guillaume

Germination d'humanité.

Dessin sur papier

110 x 180 cm

2010.

Il y a une base, un commencement, une origine.

De proche en extrême, tout a su pousser dans un même sein. Un berceau riche et chaud; le cœur battant d’une grande racine commune situé entre deux eaux, entre deux terres.

En s'interrogeant sur cette racine originelle, en se demandant quelle pouvait-être sa forme, il apparait comme possible qu'elle eu un aspect nerveux et musculaire entremêlé, entrelacé, subissant une compression dont l'origine n'est pas visible.

Elle est nouée, noueuse. Elle s’étire laborieusement vers l'extrémité de son espace, en même temps qu'elle semble tomber tel un corps en déséquilibre. La germination se faisant, elle s'est divisée en deux pousses principales, deux entités, deux cultures sensiblement différentes.

Jeanne Rimbert


Le Calife et les concombres

Jeanne Rimbert - Elias Palida

Faïence noire et rose émaillée montée sur fil de fer - biscuit de faïence blanche.

L'installation, qui tient son nom d'un des contes du recueil des Mille et Une Nuits, est un hommage aux traditions d'accueil très présentes dans les cultures orientales. La plante potagère, cultivée en orient dès l'antiquité, est en effet synonyme d'abondance et de prospérité, et l'offrir au visiteur est une manière de bien l'accueillir. Dans le conte, le Calife achète ainsi généreusement tous les concombres que lui propose le paysan, l'histoire se terminant sur cette phrase : "le paysan était un homme riche quand il repartit chez lui; quant au Calife, eh bien, il mangea des concombres pendant deux semaines."


Celle qui mangeait les petits enfants

Jeanne Rimbert

Installation - Fauteuil : bois, tissu rebrodé et clous en métal - Costume sur manequin : tissu rebrodé et rembourré - Vasque en faïence rose émaillée sur tissus et cuirs rebrodés - suspensions en faïence rose émaillées avec crochets en métal.

En écho à l'installation Le calife et les concombres inspirée des contes orientaux, cette "reconstruction" emprunte son univers aux contes occidentaux d'ogres et d'ogresses popularisés par Charles Perrault. Ici est imaginé ce que pourrait être l'univers de cette femme mangeuse de chair fraîche à la nature destructrice et dont les mets de prédilection sont les petits enfants.

Entre rêves et cauchemars, beauté et monstruosité, humanité et animalité, réalité et fiction, le personnage de l'ogresse rejoint le panthéon des chimères orientales. Car les archétypes des contes façonnent aussi bien les traditions culturelles que les mythologies universelles.


Paysages

Jeanne Rimbert

Installation - photographies numériques tirages A4 - fleurs : papier plastique, tiges de métal, socles en bois.

Habituellement galerie d'art oriental traditionnel, cet espace était peuplé de tableaux de paysages, copies de grands maîtres du genre. La série de paysages photographiés proposés ici semble mettre un terme à " l'artialisation " * qui s'opère dans les paysages peints, l'objectivité du médium ne permettant aucune déformation par le regard de l'artiste.

Quelque chose d'inhabituel pollue cependant l'impartiale réalité délivrée par l'objectif, laissant s'emmêler réalité et fiction. Racines et fleurs étranges, arrachées à l'imaginaire duquel elles sont nées, peuplent ces paysages qui deviennent un espace où les espoirs prennent forme, les névroses s'épanouissent et les souvenirs se métamorphosent.

*Alain Roger

Alexandra Vincent

Alexandra Vincent


Alexandra Vincent

Détonantes rencontres

Crayon de couleur et pastel gras sur papier blanc


Le travail que j'expose à la galerie Sora prend directement sa source dans l'atmosphère qu'elle dégage.

Inspirée de l'orientalisme du lieu, et à partir d'influences diverses (issues de livres, de mosaïques, de frises, de bas-reliefs, de tissus, de papiers peints ou d'habits croisés dans la rue), j'ai créé un rouleau de motifs orientaux, mêlés à des formes plus occidentales connues de l'art graphique contemporain.

La pièce réalisée prend des allures de patchwork coloré dont la composition révèle certains contrastes.

D'une part, il y a un contraste entre les deux outils utilisés : le crayon de couleur et le pastel gras, et d'autre part, entre les couleurs, les matières.

En effet les différents paliers de motifs tentent de s'accorder entre eux et créent parfois une dissonante harmonie. Sur le fil du rasoir.

Chaque motif est un code venu du milieu dont il est issu. Ils se côtoient ici, à cet endroit, sur cette surface. Je leur donne une occasion de "sortir du cadre", de communiquer, de synesthésier. Ils ne se rencontreront probablement pas ailleurs. Ici, les formes n'obéissent pas nécessairement à des règles précises de répétition, de symétrie ou de géométrie. Ici, les échelles sont distordues, les motifs sont "pris" dans le "pli". Les repères s'égarent, l'aléatoire surgit.

Une nouvelle peau se crée, une unité surprenante prend vie. Naît une enveloppe paysagère, rythmée par les aplats, les répétitions et les silences qui la composent.

A travers ce travail, je veux enlever au motif sa fonction décorative et ornementale pour le laisser évoluer seul, hors des tapis d'orient où jadis il prit sa source.

lundi 31 mai 2010

Nicolas Agenal


Nicolas Agenal
17/08/1987
vit et travaille a paris
graphiste/illustrateur

"Le chameau"
acrilique, aerosol, collage et stylo sur toile

Ma peinture est un pont entre l'illustration, le graffity et la bande dessinée. J'utilise et interpréte des symboles issus de la société de consomation, inscrit dans l'imaginaire collectif que je détourne et redispose afin de les mettre en face a face, donant un résultat souvent comique ou burlesque.

dimanche 30 mai 2010

Léo Allegre


Les deux pièces que je présente à la galerie Sora sont des sculptures en bois qui sont des étapes d’un cycle de production. Le lieu qui les entoure devient un lieu temporaire et les pieces qui ont encore des appartenances à des
lois de la figurations classiques sont en fait des dimensions concraites, des dimensions qui nous sont déjà famillière. Je souhaite donner à voir par ces pièces un envirronnement propice à la progression de mon travail.
En utilisant le bois, je me trouve face à une entité naturellement complexe et forcement empreint d’histoires. Ma rencontre avec ce matériau est très récente et je pense avoir compris par ma démarche que le bois conserve une forme d’eternité que je ne peux négliger. Les formes que je recherche sont concraites et invitent à explorer, à rendre compte avec la nature. Il est aussi question d’une brutalité du geste à travers l’oeuvre. Je choisi en ce sens, d’explorer le domaine de la sculpture à travers la nature

samedi 29 mai 2010

Alexandre Hoarau


« Sans Titre (néon factice) »
Néon entièrement réalisé en céramique émaillée, 2 exemplaires (env. 88x6x8cm)

« Sans Titre (néon fondu) »

L’expansion endémique des néons sur la scène de l’art contemporain m’a beaucoup intrigué, et je me suis interrogé sur la nature de ces objets.

En infestant les galeries d’une manière arbitraire, ils se sont mués en étape quasi-inévitable dans la pratique de l’artiste. En relativisant bien entendu, on remarque qu’ils font partie intégrante de la création actuelle et en représentent un passage obligé.

Dans le cadre d’une première galerie, il me semblait pertinent d’étudier la forme même du néon, qui s’est avérée à la fois complexe et intéressante, pour en réaliser en céramique.
Le lieu de l’exposition se joint à cette recherche puisqu’il comporte des néons au plafond, et que notre désir commun est de le réinvestir, de « l’éclairer » à nouveau.

Attrayants certes, mais communs, les néons sont devenus comme un exercice de style, comme l’ont pu être le portrait ou la nature morte autrefois.
Ils se sont développés de nombreuses façons, sous différentes formes, et avec plus ou moins de pertinence (cf : Dan Flavin, Yvan Navarro, John Cornu, Urs Fischer..).

N’ayant pas d’attirance particulière pour cet objet manu- facturé et industriel, j’ai néanmoins voulu explorer cette tendance, non sans ironie.
Le matériau malléable que j’ai choisi (la céramique), ne se pliant pas nécessairement à une construction précise ou à un type de rendu lisse, offre un point commun majeur : l’émail vitrifie, il est verre, et ressemble en tout point au tube incandescent.
L’aspect final est semblable, tout en permettant un décalage critique.







Lydia Saurel






Bien qu'abstraite, ma peinture se réfère à des modèles. Le terme « modèles » doit être pris ici au sens de schéma ou de patron, mais aucunement dans le sens du terme utilisé dans le vocabulaire de l'histoire de l'art : « d'après modèle ».

En effet dans mes peintures, je ne copie pas le réel, mais j'essaie de le modéliser à travers la forme et le fond, la couleur et la surface, la ligne et le plan. A l'intérieur des tableaux, j'essaie d'opérer des synthèses des objets du monde. Ce sont des vérifications

Jeanne Rimbert




Inspiré avant tout par l'esprit du lieu, ce travail, d'une douceur toute relative, est une ré-interprétation contemporaine et personnelle d'un des tableaux initialement présent à la galerie et qui, tel un écho, est toujours exposé parmis ses jeunes disciples.

Entre feinte naïveté et délicate brutalité, tissus et motifs du lieu sont analysés, disséqués ou recousus. Le tapis devient motif, le motif devient vêtement, le vêtement devient paysage. Car selon Gaugin, c'est en observant les tapis "qu'on y apprend tout ce qu'il y a à savoir sur la peinture." Le rideau devient peau, mince frontière entre intérieur et extérieur du corps, entre chair et objet. Les coutures deviennent douloureuses, l'ornement vulnérable, la céramique périssable.Pièce par pièce, c'est un drôle de salon qui s'installe, fossile vivant, sage et gluant, inerte et mouvant.

Cartons de l'exposition







Invitation au vernissage le vendredi 4 juin


Exposition à la Galerie Sora
Vernissage le vendredi 4 juin 19h - 21h
54 Avenue Emile Zola 75015
M° Charles Michel ou Javel André Citroën

Présentation


Galerie Sora
Room pieces


Vernissage le vendredi 4 juin de 19 à 21h


Drôle de salon, Room pieces présente dans l'intimité d'un intérieur parisien les pièces inédites de jeunes diplômés, hors des réseaux de diffusion traditionnels de l'art contemporain. Portraits de la jeunesse par elle-même, elles sont le reflet d'une génération nourrie d'images et qui pense le monde avec elles.

Ce n'est pas seulement une réunion d'oeuvres mais le résultat d'une histoire : l'espace, ancienne galerie d'art oriental, ouvre les portes d'un dialogue entre académisme et contemporain, entre traditions orientales et culture occidentale. Drôles ou grinçantes, douces ou piquantes, ces rêveries du monde où le quotidien s'efface peu à peu s'expriment en peinture, photographie et sculpture au travers d'un goût partagé pour l'étrange, le bizarre, le vulnérable. Premiers combats, premiers conflits avec le réel. C'est suspendu, fondu, cousu. C'est cloué, troué, rapiécé. C'est une part de risque assumé et choisi. C'est poser la question de la création dans ce qu'elle a de plus radical et de plus neuf.
D'un artiste à l'autre, des liens mentaux et des parentés formelles se dessinent, traçant la géographie de développements pleins de promesses.


Jeanne Rimbert vit et travaille à Paris.
Diplômée de l' Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Rueil-Malmaison avec les félicitations du jury en 2009. Exposée à la galerie Premier Regard en septembre 2009.

Alexandre Hoarau vit et travaille à Paris.
Diplômé de l' Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Rueil-Malmaison avec les félicitations du jury en 2009.

Lydia Saurel vit et travaille à Genève.
Diplômée de l' Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Rueil-Malmaison avec les félicitations du jury en 2009.

Gilles Nabeille Ngole vit et travaille à Paris.
Futur diplômé de l' Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Rueil-Malmaison avec les félicitations du jury très certainement en 2010.

Nicolas Agenal vit et travaille à Paris.
Diplômé de l' Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Rueil-Malmaison en 2009.

Léo Allegre vit et travaille à Paris.
Diplômé de l' Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Rueil-Malmaison en 2009.